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Fatrasies
d'Arras
Un
mortier de plume
But
toute
l'écume
Présente
en la
mer
Non sans
qu'une enclume
Ô
combien morose
L'en
aille blâmer.
Un chat
se mit à pleurer
Si
bien que la mer prend feu ;
Un jeudi après souper
Force
fut à une plume
D'épouser quatre truies. (VIII)
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Le son d'un
cornet
Mangeait au
verjus
Le coeur d'un tonnerre,
Quand un saumon mort
Pris
au
trébuchet
Le cours d'une étoile.
En l'air
fut un grain de seigle,
Quand
l'aboiement d'un brochet
Et le coupon d'une toile
Ont
trouvé
un pet foutant :
Ils lui ont coupé l'oreille. (XVII)
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Un
caillou velu
Devenait
moine
Pleurant ses péchés,
Et un vieux bahut
Tua
quatre ducs
En se défendant ;
Rien
pour eux que de cuisant,
Ne fut
un éternuement
Qu'eux trois furent en dormant,
Et qui
dit que le roi Arthur
Était gros d'enfant vivant. (XXII)
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Un ours
emplumé
Fit semer des
blés
De Douvres à Wissant.
Un oignon pelé
Était
disposé
À mener le chant,
Quand
sur un rouge éléphant
Vint
un limaçon armé
Qui d'un cri les provoquant :
«Fils
de putain, approchez !
Je versifie en dormant.» (LIV)
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Fatrasies
de Philippe de Remy
Le pied
d'un ciron
Frappe un
lion
Jusqu'à le blesser
La mèche d'un jonc
A
pris un brancard
Qui s'en et fâché :
Il l'appela
mauvais voleur.
Voici le bec d'une linotte
Qui les
apaisa si
bien
Que l'aile d'un oison
Emporta tout Paris. (II)
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Quatorze
vieux freins
Apportaient
des brins
Pour faire une charge
Face à deux nains
Qui
avaient aux mains
La bouche d'un four :
Ils
eurent le dessus,
Parce que les
charbons éteints
Ils leur jetèrent tout autour ;
Ils
en eurent les mains brûlés
Sur le sommet d'une tour.
(VIII)
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Le bout
d'un treillis
La nuit se
réveille
Pour pétrir des pâtés,
Et
une corneille
Prit une corbeille ;
Ce fut insensé
Car
dix-neuf ruches
d'abeilles
Accoururent au prodige ;
On aurait bien
donné
des coups,
Quand une chaufferette
D'un bâton les a
séparés. (IX)
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