L'été
des
plaques de neige
renseignent mal
vous
demandez l'été ?
ce sera prêt
revenez
dans la zone
revenez dans un mois
Gilles
Cyr
Ô
jeunesse ! ô viorne de la maison penchée !
Ô
saison de la guêpe prodigue !
La vierge folle de l'été
Chante dans la chaleur.
O,
V. de L Milosz
C'est
le sommeil d'été cette année encore,
L'or que
nous demandons du fond de nos voix,
À la transmutation des
métaux de nos rêves.
La grappe des montagnes, des
choses proches,
A mûri, elle est presque le vin, la
terre
Est le sein nu où notre vie repose
Yves
Bonnefoy
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je
brûle doucement
herbe des jours d'été
un
cri de silence
dans l'idée d'infini —
Lorand
Gaspar
Tout
est là en arbres et en instants, en chaleur en
légèreté,
offert à tes yeux brillants
pleins d'été.
Louise
Warren
Crie
la saison de ton cri
L'éclair est une révolte
d'ange
Un battement d'ailes brûlées
Sur la forge
oblique de l'été
André
Velter
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Beaux
yeux belle saison
Vivier de lampes claires
Jardins qui
reculez
Sans cesse l'horizon
René
Guy Cadou
Quel
Été admirable nous combla d'air
et de
couronnes
marguerites tressées aux fleurs purpurines
de
la prairie...
Jean-Marc
Fréchette
C'était
Juillet, c'était Midi. Midi, Juillet.
Il faisait chaud
comme aux sources du sang.
Vivre
était comme un très vieux vin
O.
V. de L. Milosz
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On
s'attache à la flaque
de couleurs rouillées
sur
la tôle d'un bâtiment
on s'immobilise aux
écluses
juillet nous enivre
on parcourt de la main
le
corps de nos journées
Luc
Perrier
humaines
saisons
savoureuses saisons
filles de chaleur
tout se trame
dans un baiser l'espoir et le pain
l'audace de posséder la
terre
Paul-Marie
Lapointe
Matin
en ville, chandelles de pissenlits que le vent épar-
pille
depuis les terrains vagues.
odeur des haies de troènes mal
taillées. voix d'enfants
au loin. bruits du
fleuve.
A. Henri
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Langage
fluvial
chaque chose nommée
est un verre de pluie,
un
pas de foin dans le soir.
Ch.
Hubin
L'été
dans les plaines ils coupent les blés,
emplissant d'épis
la robe de Céres
Et les petits serpents disparaissent,
sans
mordre, sous le voile sanglant des pavots.
Ô vent !
suspens ton vol — que la poussière
fasèye et
s'apaise. voile fauve...
Claude
Michel Cluny
Mais
toi, sans lymphe ni sommeil,
Cigale en haut posée,
Tu
jetais, ivre de rosée,
Ton cri triste et
vermeil.
Paul-Jean
Toulet
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Août
était de fraîcheur, transparent, irisé,
S'évaporait
au soir l'odorante tristesse
Le village au matin montait dans la
rosée.
Izi
Harik
Été
splendide Été, qui nourrit le Poète du lait de
ta lumière
Moi qui poussais comme le blé de
Printemps, qui m'enivrais de la
verdeur de l'eau, du ruissellement
vert dans l'or du temps
Ah ! Plus ne peux supporter ta lumière,
la lumière des lampes, la
lumière atomique qui
désintègre tout mon être
Plus ne peux supporte
la lumière de minuit. La splendeur des
honneurs est comme
un Sahara
Un vide immense, sans erg ni harmada sans herbe, sans un
batte-
ment de cils sans un battement de coeur.
Léopold
Sedar Senghor
C'est
l'été l'automne s'approche des astres
Étoile
de phalanges et des troupeaux
Georges
Schehadé
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L'ARBRE, LA LAMPE
L'arbre
vieillit dans l'arbre, c'est l'été
L'eau franchit le
chant de l'oiseau et s'évade.
Le rouge de la robe illumine
et disperse
Loin, au ciel, le charroi de l'antique douleur...
Toi
aussi tu aimes l'instant où la lumière des lampes
Se
décolore et rêve dans le jour.
Tu sais que c'est
l'obscur de ton coeur qui guérit,
La barque qui rejoint le
rivage et tombe.
Yves
Bonnefoy
Le
champ palpite et moutonne, toison blanchissante sous
l'éclat
strident de l'été aux cigales acides.
Anne
Hébert
la
toujours plus longue journée,
la lumière toujours
plus proche.
Ph
Jaccottet
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les
soirées n'en finissaient jamais, et nous ne savions même
pas le temps qui restait jusqu'à la fin des
vacances
Nuno
Judice
L'été
et notre vie étions d'un seul tenant
René
Char